RSS

Léopold Eyharts

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En 1990, Léopold Eyharts commence sa carrière conjointe au  Cnes vers un chemin qui le mènera haut, plus haut que la cinquantaine d’avions qu’il à piloté, plus haut que ne l’ont porté les avions de chasse et prototypes dans lesquels il s’est risqué pour la sécurité de tout autre pilote.

Pilote d’essai responsable du programme de vols paraboliques du CNES , puis responsable des essais en vol parabolique du remplaçant de la Caravelle utilisée jusque là, un Airbus A300 Zéro G.

Il se retrouve dès 1992 avec la perspective de voler vers l’espace.

Mais même pour un homme aussi aguerri, il lui faut apprendre, toujours et encore, et il se formera au vol spatial (en Russie) et enfin, le 29 janvier 1998 la mission Pégase le propulse vers la station Mir en tant que principal astronaute de la mission et procédera à diverses expérimentations, pendant trois semaines.

août 1998, C’est de l’autre côté de l’atlantique que se poursuit son rêve, au centre spatial Johnson ou il travaille sur des projets concernant la station ISS, Il attendra dix ans avant de pouvoir à nouveau contempler la terre dans toute sa splendeur.

Le 07 février 2008, à bord d’une navette Atlantis, il part pour effectuer une mission  très importante: (STS 122) Installer le module de recherche scientifique de l’ESA, Colombus. lorsqu’il entre dans le module, il est le premier à avoir ce privilège, il déclarera:

 » « Nous avons une pensée spéciale, à ce moment, pour toutes les personnes en Europe et aux États-Unis qui ont contribué à la réalisation de Columbus. Je veux parler des agences spatiales, de l’industrie mais aussi de tous les citoyens qui soutiennent le vol spatial. Je suis très fier d’être ici et d’entrer pour la première fois dans Columbus »

Il reviendra sur Terre après avoir effectué une mission de 48 jours 4 heures et 54 secondes, temps nécessaire à l’installation de Colombus, à bord d’une navette Endeavour.

Mercredi 20 Octobre 2010

(Salle des images du forum des Halles à Paris)

Nous sommes un petit groupe d’une cinquantaine de personnes, quelques enfants sont dans le lot de ces privilégiés que nous sommes, et nous attendons devant un buffet délicieux, la venue du célèbre astronaute.

Il arrive dans le petit hall, nous serre la main, et aussitôt nous voilà dans l’intimité d’une salle de conférence, en sa compagnie, guidés par Séverine et filmés par Sylvain, tous deux du Cnes qui nous préparé cette petite soirée, nous nous installons, et Léopold entame après salutations le récit de son grand projet spatial qu’il à mené en 2008, le laboratoire Colombus.

Grand conférencier , il utilise un langage accessible à tous, les enfants boivent ses paroles, et nous l’écoutons avec passion nous expliquer la mission STS 122, après quoi, les questions fusent, nous sommes nombreux, et en avons tous  à lui poser, j’en ai pour ma part plus d’une dizaine mais je vais devoir me restreindre ou me faire lyncher à la sortie par ceux qui n’auront pas eu le temps de poser les leurs. L’astronaute voyant tous les bras se tendre s’excuse par avance, il ne pourra pas s’étendre de trop sur les réponses à son grand regret, car à quelques mètres plus haut, 200 autres personnes l’attendent aussi, pour la deuxième partie de soirée ou nous sommes bien sûr conviés aussi.

De mes questions:

Que pensez-vous de la mission Mars 500?

Léopold Eyharts: Cette mission est quelque chose d’important pour la recherche spatiale, car ici, c’est l’aspect psychologique d’un équipage en environnement restreint qui prime. Je suis de tout coeur avec eux, et leur souhaite bien du courage, car ça ne sera pas toujours facile, mais néanmoins nécessaire pour permettre à d’autres d’aller toujours plus loin.

Dans la station spatiale, les organes s’atrophient-ils? Ressent-on cette modification?

Léopold Eyharts: Je ne sais pas si ils s’atrophient ( envie de rire dissimulée), ce qu’on ressent, c’est surtout les transferts des fluides, le sang et l’eau de l’organisme de par la gravité donne plus d’afflux au niveau du visage. On le ressent surtout au niveau des sinus, du front et au coin des yeux, une sensation de gros rhume, mais on s’y fait.

Le meilleur et le pire souvenir?

Léopold Eyharts: Le pire ce fut de repousser la mission chaque jour un mois durant, ou nous étions installés, prêts à décoller pendant des heures, et faute de temps pas assez clément il fallut repousser. C’est difficile car pour  nous, sanglés à l’horizontal, ce n’est pas l’idéal, et la tension qui règne avant d’être propulsé a aussi sa part de stress. Un bon moment fut celui ou nous avions un dîner Japonais dans le module, manger dans l’espace avec des baguettes. En fait c’est bien plus facile que sur Terre, car votre morceau ne risque pas de tomber par terre, au pire, vous le lâchez, il tient tout seul!

Quand repartirez-vous pour un prochain vol spatial?

Léopold Eyharts: Très difficile de répondre. Le cahier des charges pour l’ESA est déjà rempli jusqu’en 2020, il y a eu une sélection de 8 nouveaux astronautes, dont notre nouveau Français Thomas Pesquet, et il y a moins de vols de prévus vers l’ISS que d’astronautes à l’ESA. Je pense que les nouveaux astronautes Européens doivent avoir droit à leur baptême. J’aimerai bien y retourner encore une fois, seulement, ce n’est pas moi qui décide!


Merci beaucoup Léopold Eyharts.


Les photos Flickr du Cnes

Mes quelques images


RETOUR A L’ACCUEIL

 

Une réponse à “Léopold Eyharts

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :